Large Black, Rolf Julius. Galerie Turin e/static.

En écho à l'exposition "Sons & lumières" du Musée national d'art moderne du Centre Pompidou, l'exposition "Écoute" aborde, pour le jeune public de 9 ans à 18 ans, un domaine de l'art de plus en plus présent dans la création vivante : la création sonore. Elle propose un regard sur des expérimentations menées par des artistes et musiciens sur le "matériau sonore", terme qu'utilisa le compositeur Edgar Varèse, pour parler du matériau brut de la musique.

À la fin des années 60, Max Neuhaus, musicien américain, créa une oeuvre intitulée Listen. Des spectateurs installés dans un bus, le mot "listen" tamponné sur leurs mains, traversent ainsi des lieux tels que des centrales électriques, des tunnels... L'expérience de l'écoute dans ces environnements sonores participe de l'oeuvre.

Musiciens et artistes ont apporté une contribution significative à son exploration et ont réinventé de nouvelles formes sonores. Ainsi, Erik Satie dans Vexations (1893) quand il met bout à bout 840 fois la même phrase musicale ou qu'il intégre à l'orchestre dans le ballet Parade (1917) le son d'une sirène, de coups de feu, d'une roue de loterie ou d'une machine à écrire, Luigi Russolo, futuriste italien avec son manifeste L'Art des bruits (1913), Pierre Schaeffer et sa musique concrète (1948), John Cage avec sa composition 4'33 (1952) pour laquelle un musicien exécute une performance minutée sur un piano d'où ne sort aucun son, ou Brian Eno qui envisage sa musique "ambient" comme un parfum.

Quelle relation l'être humain entretient-il aujourd'hui avec les sons de son environnement ? De quoi se compose le matériau sonore à l'ère numérique ? À quelles manipulations donne-t-il lieu ? Quelles formes prennent son écriture et sa représentation ? Quelles correspondances développe-t-il avec les arts plastiques ? Autant de questions que cette exposition invite le public à se poser.

Les sons sont pareils aux étoiles le soir. On pense que c'est un chaos mais quand on commence à l'étudier, on s'aperçoit qu'il s'agit d'une composition fantastique qui est cohérente, avec ses constellations, ses planètes. Karlheinz Stockhausen

En 1977, le compositeur R. Murray Schafer écrit : "Le paysage sonore mondial est en train de changer, et l'homme moderne habite depuis peu un environnement acoustique qui lui était jusque-là inconnu."

Parallèlement à la transformation de notre environnement sonore et à l'innovation technique et technologique - du phonographe et de la bande magnétique, à l'informatique et au numérique -, le monde de l'art sonore s'est lui aussi transformé.





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